Son Lux

Ryan Lott, connu sous son nom de scène Son Lux, est un musicien américain né à Denver, au Colorado et travaille à New York. Alors qu’il est plus réputé pour un style musical proche du post-rock et du hip hop alternatif, il a également créé les musiques de plusieurs longs métrages.

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Comment s’est déroulée la tournée jusqu’à présent ?

Jusqu’à présent très bien, non seulement grâce à l’accueil mais aussi parce que chaque scène est une nouvelle expérience pour nous. On prend quelques risques, il y a beaucoup d’improvisation et le résultat est que chaque concert est très différent. Comment Son Lux, ton projet solo, est devenu un groupe ? Je connais Rafiq (guitariste) depuis des années, il m’a présenté Ian (batteur) et nous avons commencé à jouer ensemble en janvier 2014. Rafiq m’a aussi permis de trouver un arrangeur, à la base pour d’autres projets, qui nous a aidé à créer un trio dynamique et flexible sur scène, car travailler à trois change radicalement l’identité de Son Lux. A présent je ne considère plus Son Lux comme un projet solo, le fait de travailler ensemble a changé notre trajectoire.

Comment définirais-tu ta musique, d’un point de vue sentimental plus que technique ?

Je pense qu’il y a toujours eu une composante mélancolique et peut-être un peu mystérieuse. Je cherche quelque chose de «bizarre» mais de familier en même temps.Je cherche constamment de nouvelles combinaisons de sons, essayer de faire en sorte qu’on ait l’impression de ne jamais les avoir entendues avant. On est tous les trois très «geek», on aime essayer de nouvelles choses d’un point de vue technique mais toujours pour servir l’émotionnel. Les émotions brutes que l’on peut ressentir sont toujours une très bonne source d’inspiration. [...]

Son Lux est présent sur Spotify et d’autres plateformes de streaming, qu’en penses-tu ?

Spotify a réussi là où le reste de l’industrie à échoué. C’est à la fois fantastique et un problème quand on voit la rémunération que touche l’artiste lorsqu’un de ses morceaux est joué. Cependant il y a une réelle valeur ajoutée par rapport à l’industrie du disque, je me construis une base de fans que je n’aurais pas pu avoir autrement. Je rencontre régulièrement des gens qui me disent qu’ils m’ont trouvé sur Spotify. Alors on ne peut pas dire que je gagne de l’argent grâce à Spotify, mais je gagne des fans, ces fans je ne les aurais jamais eu si ils avaient été chez un disquaire, ce sont eux qui remplissent mes concerts. C’est un système de distribution agressif qui atteint des centaines de milliers d’utilisateurs et en ce sens c’est une bonne chose pour moi. [...]